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La revengeance des duchesses

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Présentation des duchesses de la Revengeance 2018

Mais diantre, qui sont vos duchesses 2018? Voici une courte présentation. Nous remercions Morgane Clément-Gagnon, duchesse de Lévis 2016, pour les photos, ainsi que Mickaël Bergeron, duchesse de Limoilou 2017, pour le montage.

Anouchka

Anouchka

Anouchka, duchesse de l’Aéroport d’origine douteuse. Elle s’est fait amputer le sourire à l’âge de 8 ans à la suite d’un accident de bodysurfing au show des New Kids on the Block. Elle gagne sa vie comme espionne à la solde de quelque chose, quelque part.

Karoline

Karoline

Karoline Stanton, première duchesse de Maizerets. Engagée et engageante, elle aime s’impliquer dans son milieu. Elle s’est expatriée pendant quelques années au royaume de Shakespeare, où elle n’a pas rencontré la Reine, mais a serré la main de James Bond. Elle est revenue au Québec, maman de trois petits Britannico-Québécois, et elle travaille maintenant dans le milieu communautaire. Elle est excellente au Scrabble, se débrouille bien en cuisine, mais est incapable de trouver deux bas pareils le matin.

Julie

Julie

Julie, duchesse de Saint Roch, trentenaire d’origine française qui a débarqué à Québec pour effectuer son doctorat en virologie et qui est tombée amoureuse de cette province faite de grands espaces, de qualité de vie travail-famille-bénévolat excellente et de bonnes bières de microbrasseries. Elle travaille actuellement au ministère de la Santé et des Services sociaux en sécurité civile et participe à l’organisation du G7 cette année. Elle est une passionnée des animaux (surtout des chats), de la danse (le jive), de voyages, de nature et de projets créatifs variés.

Joannie

Joannie

Joannie, duchesse de Neufchâtel, originaire de la lointaine et magnifique Baie-Comeau, travaille dans une entreprise de géospatiale en tant que responsable de l’information de gestion. Pleine de dualités et de contradictions, elle trippe sur les excellents restaurants de Saint-Joseph, le Ski-Doo sur les lacs gelés du Nord, la randonnée en montagne et les soupers de balcon. Passionnée d’écriture, elle fait carrière dans les nombres tout en dévouant ses temps libres à la créativité.

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Mariana

Mariana, duchesse de Charlesbourg, originaire de Colombie, a passé son adolescence et sa vie d’adulte jusqu’ici dans son comté. Bachelière en psychologie, elle s’implique dans sa passion d’écriture sur son blogue et en participant à des soirées de poésie. Elle pratique également la danse orientale au sein de la troupe Ishraq. Elle travaille dans l’écoute des autres, mais aimerait tout de même aller chercher le titre de travailleuse sociale éventuellement. Passionnée de musique, de mythologie et d’histoire, elle aimerait transmettre un peu de magie à tous ceux qui entrent en contact avec elle.

Sara

Sara

Sara La Récup, duchesse de Limoilou 2018. A.O.C. Jerez-Xérès-Sherry. Québécoise de souche depuis 2013. Passionnée de l’environnement depuis toujours. Granola assumée, pro-compost, anti-gaspillage. Djette occasionnelle. Elle rêve d’une bonne qualité de l’air dans son quartier. Elle rêve.

Émilie

Émilie III

Émilie IIIe du nom, duchesse du Vieux-Québec, Templière des Lettres, Chevalière de l’ordre des tableaux Excel, Dauphine du karaoké et Maîtresse des remparts (les murs!) est née sur une grande île dans les années 80. Titulaire d’une maîtrise en littérature et d’un diplôme de deuxième cycle en création de livres d’artistes, elle a également étudié et enseigné la philosophie. Elle travaille actuellement à la programmation de la Maison de la littérature. Depuis 2014, elle conçoit et présente des spectacles littéraires, et plusieurs de ses textes sont parus en diverses revues au Québec et à l’étranger. Son premier livre, intitulé Casse-gueules, paraîtra chez Poètes de brousse en mars 2018.

Marjolaine

Marjolaine

Marjolaine Turcotte, duchesse de l’île d’Orléans, est agricultrice, entrepreneure et pompière. Ses intérêts et ses passe-temps sont aussi variés que disparates. Éternelle optimiste malgré la morosité ambiante, elle s’entête à chercher le beau en tout et partout. Son principal cheval de bataille : l’achat local.

 

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Voici la programmation complète de la Revengeance des duchesses 2018!

 

 

En plus d’alimenter le site de la Revengeance, les duchesses participeront à plusieurs activités pendant les deux premières semaines de février! Et parce qu’on voulait susciter la réflexion en gang, nous vous présentons également la première édition du Festival féministe de la Revengeance des duchesses. 

Le Festival féministe de la Revengeance n’est pas une activité qui revendique quelque chose, mais plutôt une occasion pour stimuler les discussions et les réflexions, pour se rencontrer, avec l’art, une conférence, un panel, un film et une causerie. Une manière de réfléchir sur le féminisme en 2018, sous différents aspects.

D’autres activités pourront s’ajouter à cette liste en cours de route.

Revengeance 2018

 

Soirée de lancement

Jeudi 1er février 2018, 20 h au Bal du Lézard (1049, 3e Avenue, Limoilou) 

Quoi de mieux pour lancer la Revengeane des duchesses 2018 qu’en mettant à l’honneur celles qui l’animeront du 1er au 16 février? Émilie, Karoline, Julie, Joannie, Anouchka, Sara, Mariana et Marjolaine préparent leur numéro, mais quoi? Du chant? De la danse? Des acrobaties? Avons-nous une duchesse ventriloque? Surprise et étonnement seront au rendez-vous lors de la Soirée d’ouverture de la 9e Revengeance des duchesses!

Événement Facebook ici.

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Soirée de poésie royale avec le Collectif RAMEN

Samedi 3 février 2018, 20 h à la Korrigane (380, rue Dorchester, dans Saint-Roch)

Le Collectif RAMEN décloisonne la poésie à Québec depuis déjà 2015. Avec des spectacles, des fanzines, des ateliers ou des happenings, le Collectif dynamise la poésie avec aplomb et douceur, avec originalité et simplicité. Pour la Revengeance, le Collectif propose une soirée de poésie royale et féministe! Et un micro ouvert!
Contribution volontaire (prix suggéré : 5 $).
Événement Facebook ici.

Catherine Ferland

Conférence : Femmes et Nouvelle-France de Catherine Ferland

Lundi 5 février 2018, 19 h à la Korrigane (380, rue Dorchester, dans Saint-Roch)

Montréal a récemment reconnu Jeanne Mance comme cofondatrice. Plusieurs héritages de la Nouvelle-France viennent de femmes, des pionnières et des fondatrices. Ces legs ont-ils été possibles grâce à un contexte différent du Vieux-Continent? Le 5 février, l’historienne et duchesse de Duberger–Les-Saules 2015, Catherine Ferland, nous parle de la place des femmes en Nouvelle-France.

Contribution volontaire (prix suggéré : 5 $).

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Panel féministe

Panel : Les médias féministes

Mercredi 7 février 2018, 19 h à la Korrigane (380, rue Dorchester, dans Saint-Roch)

Il n’y a pas si longtemps, l’existence d’un seul magazine féministe était une victoire. S’il en existe maintenant plusieurs, les défis ne manquent pas et rien n’est gagné d’avance, ni devenu facile pour autant. Pourquoi est-ce important? Comment le faire? Les panélistes : Catherine Lefrançois de Françoise Stéréo, Caroline Roy-Blais de Je suis Féministe et Iris Ntore de Teakisi. Animation par Marjorie Champagne.

Pour lancer cette soirée, l’émission féministe Les Simones de CKIA présentera son émission en direct de La Korrigane.

Contribution volontaire (prix suggéré : 5 $).

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Les petites marguerites

Projection : Les Petites Marguerites, une présentation d’Antitube 

Jeudi 8 février 2018, 19 h à la Korrigane (380, rue Dorchester, dans Saint-Roch)

Film culte de la Tchèque Věra Chytilová, Les Petites Marguerites a fait scandale à sa sortie en 1966, condamnant la cinéaste au silence un moment. Ce film nous montre deux jeunes femmes qui en ont ras-le-bol de faire comme il faut ce qu’on attend d’une fille, parce que c’est trop ennuyeux. Selon Antitube, le côté déjanté du long-métrage colle bien à l’esprit de la Revengeance. On les remercie pour le compliment! Une chance unique de voir ce film à Québec.

Contribution volontaire (prix suggéré : 5 $)

Événement Facebook ici.

Revengeance

Prescription de lectures

Samedi 10 février 2018, 14 h dans les librairies Pantoute

Que lis une duchesse de la Revengeance? C’est ce que nous découvrirons avec la duchesse de Saint-Roch, Julie, à la Librairie Pantoute de la rue Saint-Joseph, et avec la duchesse du Vieux-Québec, Émilie, à la Librairie Pantoute de la rue Saint-Jean. Venez confier vos lectures préférées et nos duchesses vous feront ensuite des suggestions littéraires afin de faire de nouvelles découvertes!

Événement Facebook à venir.

Duchesses

Tournée des grandes duchesses

Samedi 10 février 2018, 18 h, plusieurs lieux

Un des grands classiques de la Revengeance des duchesses : la tournée des bars des duchés! Trinquez avec votre duchesse! Sifflez le passage de l’autobus! Fêtez leur royauté!

Détails de la tournée à venir!

Événement Facebook ici.

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Causerie féministe (invitées à confirmer)

Jeudi 15 février, 19 h à la Librairie Saint-Jean-Baptiste (565, rue Saint-Jean, dans le quartier Saint-Jean-Baptiste)

Comment le vocabulaire influence-t-il la place de la femme dans la société? Comment la société influence-t-elle les relations hommes/femmes? Comment la norme s’impose-t-elle sur la liberté sexuelle féminine? En s’inspirant d’extraits des livres Le dictionnaire critique du sexisme linguistique, Le principe du cumshot et Caresses magiques, une invitation à discuter, dans le simple but d’échanger, sans chercher à convaincre ou à débattre. Un safe space pour une causerie sur le poids de la norme et des codes sur les femmes en 2018.
Contribution volontaire (prix suggéré : 5 $)

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Bonhommette

Couronnement

Vendredi 16 février, 20 h, à la Korrigane (380, rue Dorchester, dans Saint-Roch)

Même les meilleures choses ont une fin! Qui parmi Anouchka, Julie, Karoline, Mariana, Marjolaine, Émilie, Sara et Joannie deviendra la reine de la 9e Revengeance des duchesses? Le suspense, et l’aventure, prendra fin le 16 février. Sortez vos mouchoirs, émotions garanties!

Événement Facebook ici.

 

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Où les grands esprits se rencontrent

Librairie au Lieu du Livre

Votre libraire : Michel Roy

Fouiner de pièce en pièce, jusqu’à l’arrière, où se trouvent de belles œuvres reliées de cuir, comme il ne s’en fait plus. Chaque fois que j’entre dans cette pièce, je sens que les lieux sont habités.

En jasant avec le libraire, je comprends pourquoi : monsieur Roy me raconte que Gaston Miron lui-même venait y parler de livres – en particulier de livres québécois anciens. Souvent, un petit groupe se formait autour de lui pour l’écouter, pour discuter.

« Mais qui est cet homme? », s’est un jour demandé tout haut l’un de ceux qui s’étaient attroupés autour du poète.

La librairie est le lieu de vives discussions entre les habitués. Sur Proust, par exemple – car il est des littéraires que Proust indispose, comme des non-littéraires qui le revisitent plus d’une fois au cours de leur vie.

Au Lieu du LivrePas moins de 20 livres furent achetés pendant la rédaction de cette série d’articles. (Non, je n’en ai jamais trop.)

Imagine ce qui se passe quand je visite aussi les bouquineries sur Saint-Jean. J’aime mon appartement; il ne faudrait tout de même pas déménager une fois de plus à cause d’un manque d’espace pour une nouvelle bibliothèque.

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L’esprit de village

On m’a demandé s’il existait un esprit de quartier dans Montcalm – tu sais, comme le bien connu limoilove.

« Bien sûr », ai-je répondu. Ça me semblait une évidence.

Sauf qu’au moment d’expliquer comment cet esprit se manifeste, là, je me suis mise à patiner. (Pas très beau à voir : je patine tout croche, et ma technique pour freiner est de foncer dans un obstacle.)

Quelles preuves, donc?

Voyons voir.

  • Quand je bouquine, ou quand je me promène, il m’arrive d’avoir un échange verbal bref, mais significatif avec des êtres humains, eux aussi vivant dans Montcalm.
  • Quand je croise des coureurs sur les plaines, je leur souris (ou alors j’esquisse un signe de tête, selon l’énergie qu’il me reste).
  • On pourrait franchement réécrire la chanson thème de la sitcom Cheers pour parler de chez Sebz.

Certes, rien d’extravagant comme une foule éclair qui chanterait sur mon passage tandis que je file sur Père-Marquette au pas de course, mais de petits riens, justement, qui font qu’on se sent appartenir à une communauté.

Un esprit de quartier, donc.

Ou même… une sorte d’esprit de village?

Grinces-tu des dents, Montcalm, quand j’ose écrire village? En général, c’est plutôt connoté négativement, pas vrai?

Je vais te faire un aveu – j’espère que tu es bien assis : je viens d’un village.

Et dans un vrai village, quand tu croises quelqu’un, n’importe qui, tu dois lui dire bonjour.

Alors sais-tu quoi, Montcalm? Nous allons nous adonner à une subversion : prendre le mot village, démodé, et le revamper. (Tu vas voir qu’en Haute-Ville aussi, on peut faire nos « hipsters »[1].)

Lançons ensemble quelque chose comme l’« Initiative Montcalm-Village-centre-du-monde ». À partir de tout de suite, là, maintenant, tu vas te faire un devoir de :

  1. tenir la porte à quelqu’un en entrant dans un commerce, et lui sourire;
  2. saluer poliment quelqu’un que tu croises dans la rue, et lui sourire;
  3. ou juste dire bonjour aux chats qui se promènent sur Fraser, si tu es vraiment, vraiment timide. Tu peux aussi leur sourire.

Bon, là, attention : on veut un Montcalm poli et souriant, pas un haut lieu du harcèlement de rue. Ton beau sourire, c’est un cadeau. Sois conscient que la personne à qui tu l’offres ne te doit rien.

Là, je t’entends penser : Pfffffftttt.

Fait que je te réponds ceci : T’es pas game, Montcalm.

P.-S. Si tu crains de mettre les gens mal à l’aise, pratique-toi devant un miroir.

[1] Hipsters entre guillemets : emploi au deuxième degré – question d’hipstériser le mot hipster.

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Faire plaisir aux lecteurs

(La suite de notre visite des bouquineries de Montcalm)

Bouquinerie 4 saisons

Votre libraire : Éric Bergeron

Tu manques un peu de temps pour bouquiner? Si tu disposes de dix minutes avant un rendez-vous ou pendant ton heure de dîner, passe sur Cartier cueillir un roman. Il y a certainement de quoi te sustenter dans ce petit local bien rangé : polars, meilleurs vendeurs, mais aussi quelques BD et livres de cuisine.

Bouquinerie 4 saisonsÉric a établi sa bouquinerie sur Cartier pour faire plaisir aux gens. Son but : que le lecteur ait un coup de cœur.

Plus d’une centaine de nouveaux livres arrivent quotidiennement à la librairie. Notre libraire choisit avec soin ceux qu’il place sur ses tablettes, mais aucun livre, assure-t-il, n’est perdu.

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M’as-tu vue courir dans ta rue? (3)

C’était certes plutôt un coucou qu’une conquête, Mesdames les Duchesses. Je me promets de repasser chez vous lorsque la météo sera plus clémente.

Carte Runtastic montrant le parcours de course de la duchesse Marrie B.

Carte Runtastic montrant le parcours de course de la duchesse Marrie B.

Vu aujourd’hui :

  • Des poteaux de téléphone plantés au milieu de trottoirs étroits
  • Une famille s’apprêtant à glisser dans la côte Badelard
  • Des livres hibernant dans une cabane à bouquins
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« Lire fait pousser les cheveux »

Cette enseigne écrite à la main, tu l’as certainement vue en passant sur René-Lévesque. Mais as-tu déjà osé entrer?

Trop timide? Viens avec moi : je te présente les bouquineries de Montcalm, et les gens dévoués qu’on y trouve. Comme ça, tu les auras un peu déjà rencontrés.

Un client entre dans la librairie.

Photo : Marrie E. Bathory

Librairie À la bonne occasion

Votre libraire : Denis Néron

Le rêve du littéraire : des livres du sol au plafond, partout, sur tout. Monsieur Néron t’accueille dans son antre du savoir humain en te disant qu’il a fort bonne mémoire : tu cherches un ouvrage en particulier? Demande-le-lui, il te dira si le livre en question se trouve en ces lieux.

Mieux encore : ne cherche rien. Découvre.

« Dans une librairie, la moindre des politesses, c’est de bouquiner, » me dit monsieur Néron.

Alors en te perdant dans le dédale de livres, tends l’oreille aux conversations.

Parce qu’ici, on jase des vraies affaires.

Le fait que l’éducation devrait être au centre de toute société qui se respecte, sans quoi on court tout droit à la mort de la vie intérieure. (1984 ou Le Meilleur des mondes, ça te dit quelque chose?) Qu’on peut tendre vers la liberté, mais que le libre-arbitre est une illusion nécessaire.

Impossible de résumer ici notre conversation de quelques heures, au cours de laquelle monsieur Néron esquissait une synthèse de ses décennies de lecture. Une des clés, cependant : un texte de Heinrich von Kleist, Sur le théâtre de marionnettes.

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Mesdames les noms de rue

Photo : Marrie E. Bathory et Vincent Mauger

Photo : Marrie E. Bathory et Vincent Mauger

On en a parlé récemment, aucune Québécoise n’a eu droit à des funérailles nationales. Dans la vague d’articles et de coups de gueule sur le sujet, la journaliste Marilyse Hamelin s’est même vue bannie de Facebook à cause de son militantisme féministe.

Depuis quelques mois, la page Facebook Décider entre hommes nous ouvre aussi les yeux sur le fait que plusieurs comités et groupes de politiciens ou d’entrepreneurs ne comptent encore que des hommes – ou presque.

Est-ce dire qu’en 2016, nous avons toujours besoin qu’on nous montre du doigt ces situations pour qu’on en vienne à constater qu’il y a effectivement toujours un problème de représentation?

Regardons de près une banalité : les noms de rue. Les noms de tes rues, Montcalm.

Où sont donc les femmes?

J’ai fait quelques recherches sur le site de la Ville de Québec. En ce qui concerne les toponymes montcalmois actuels, outre l’escalier Victoria, on trouve l’avenue de Mérici (d’après sainte Angèle Merici, fondatrice des Ursulines) et la rue Jeanne d’Arc, juste à côté de l’escalier des Franciscains. Et pour ce qui est des anciens toponymes, à part une ancienne rue Victoria et les saintes Marie, Marguerite et Émilie, on trouve uniquement Henriette (Tourangeau, d’une famille de propriétaires terriens).

C’est tout?

J’ai été un peu soulagée de découvrir qu’un peu plus de femmes avaient droit à une épigraphe. À part Anne Hébert, qui a vécu avenue du Parc, des dames fort inspirantes ont habité ou séjourné parmi nous :

  • Adrienne Choquette, journaliste et romancière – avenue des Laurentides;
  • Emma Gaudreau, la première dentiste au Canada – rue Aberdeen;
  • Simone Hudon, peintre-graveuse, portraitiste, illustratrice et céramiste – avenue Wilfrid-Laurier;
  • Georgina Lefaivre, pionnière du journalisme féminin à Québec, auteure, conférencière, femme socialement engagée. Elle fut rédactrice au Soleil pendant plus de 20 ans – rue Fraser;
  • Marthe Morisset-Blackburn, scénariste à Radio-Canada puis à l’Office national du film – avenue des Érables;
  • Et sur Grande Allée, nulle autre que Gabrielle Roy, qui se passe de présentation.

Parle-moi donc des femmes de ta vie, Montcalm. Quelles sont celles dont tu devrais te faire tatouer le nom, cher quartier?

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M’as-tu vue courir dans ta rue? (2)

J’ai pataugé dans la neige pour prendre possession de Sillery et de Saint-Sacrement. D’aucuns ont semblé me trouver un peu folle de courir par ce temps (je vous assure pourtant que ce fut une course magnifique), mais comme vous vous en doutez, la conquête du monde, ça n’attend pas!

Carte Runtastic montrant le parcours de course de la duchesse Marrie B.

Carte Runtastic montrant le parcours de course de la duchesse Marrie B.

Vu aujourd’hui :

Photo de Marrie E. Bathory prise au cimetière Mount Hermon

Photo de Marrie E. Bathory prise au cimetière Mount Hermon

  • Les portes du cimetière Mount Hermon, grandes ouvertes et prêtes à m’accueillir (vous irez vous y promener; c’est magnifique)
  • Un irréductible coureur (un seul!)
  • Un homme pelletant son entrée, vêtu d’un habit kaki de l’armée
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La madame snob

Quand on parle de Montcalm comme d’une embourgeoisée, je me demande quel relent de rivalité Haute-Ville–Basse-Ville du temps des Plouffe peut encore subsister dans les esprits. Mon quartier, c’est celui, festif, surprenant, des familles, des gens de tous âges qui déambulent, des commerçants accueillants. C’est Cartier colorée qui grouille de monde et de musique dès que pointe un rayon de soleil.

Sauf que cet été, je l’ai vue, la madame snob. En chair et en os.

Un bon samedi, affamée d’avoir couru quatorze kilomètres, j’allais m’approvisionner chez Provisions (scusez-la). Il y avait une petite file devant la caisse (des petites familles, des gens souriants), et tandis que j’attendais, avec mes œufs et mon pain, je me disais que c’était une superbe journée – et que si je me montrais suffisamment polie et souriante, on me pardonnerait d’être passée à l’épicerie avant de m’être douchée.

C’est alors que la madame snob a débarqué.

À peine un pied dans la place, elle se plaignait de l’achalandage et, faisant mine de ne pas voir la file, ou de ne point comprendre ce code social pourtant simple, elle passait à la caisse, directement.

Les caissières ont regardé les clients; les clients se sont regardés. On s’est tous entendus pour la laisser faire : on en serait débarrassés au plus vite.

Fait que les clichés, il y a bel et bien des gens pour les incarner, ça a l’air.

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